International Movement Against all Forms of Discrimination and Discrimination and Racism (IMADR), Internationale des Services (PSI) et Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL) avec le soutient de ; Organisation Internationale pour la Migration (OIM), Organisation des Nations Unies pour l'Education la Science et la Culture (UNESCO) et de l'Organisation Internationale du Travail.
En tant que membres du ;
Comité Directeur de la Campagne pour la ratification de la Convention des Nations Unies sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.
En tant que membres du Comité Directeur de la Campagne pour la ratification de la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, nous nous réjouissons du fait que cette Convention ait reçu le nombre de ratifications nécessaires pour son entrée en vigueur qui se fera le premier juillet 2003. Etant donné le rôle vital qu'ont joué les Organisations de la Société Civile pour mieux faire reconnaître les droits humains des migrants et pour promouvoir une plus large ratification de la Convention des NU de 1990, nous espérons tous que ce jour sera fêté comme il se doit. Il sera l'occasion de célébrer l'entrée en vigueur de cet instrument qui incitera la communauté internationale à considérer la question de la migration du point de vue des droits humains et non comme un problème exclusivement économique, politique ou de sécurité nationale. Nous tenons à remercier les 21 pays qui, par leur adhésion à cet instrument, ont permis de redonner de l'espoir à ces millions de travailleurs migrants de part le monde, qui voient leurs droits bafoués. Plus de 175 millions de migrants, travailleurs migrants, réfugiés, chercheurs d'asile, immigrants permanents et autres, vivent et travaillent dans un pays autre que celui dont ils sont natifs ou d'où ils sont citoyens.
Le Comité Directeur est persuadé qu'avec un signe aussi fort de motivation pour prendre en compte la situation de ces travailleuses et travailleurs migrants, ces pays seront les précurseurs de politiques les mieux à même de protéger et de promouvoir leurs droits, au niveau national et qu'ils seront les meilleurs promoteurs de ces droits, au niveau international.
Nous venons de franchir une étape essentielle et de ce fait, nous nous sentons moins isolés et mieux armés pour continuer à œuvrer pour que cette Convention devienne universelle. C'est l'objectif du Comité Directeur qui est une alliance unique d'Agences intergouvernementales ; le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme (HCDH), l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'Organisation Internationale pour la Migration (OIM), l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (l'UNESCO), et d'Organisations internationales religieuses, de syndicats, de migrants, de femmes et de droits de l'Homme. Le Comité fournit des informations sur la Convention et sur le cadre concret qu'elle représente pour prévenir l'exploitation des travailleurs migrants et de leur famille et ceci tout au long du processus de migration. En garantissant l'accès aux droits fondamentaux ; un traitement égal entre les travailleurs migrants et les nationaux sur le marché du travail et dans l'emploi, le droit à la santé, à un logement adéquat et à l'éducation ainsi que la prévention contre des arrestations arbitraires, cette Convention assurera une meilleure cohésion sociale et intégration des travailleurs migrants. La Convention apporte une définition sur ces droits et sur ceux auxquels ils s'appliquent comme les travailleurs frontaliers, saisonniers, les marins qui sont employés sur un bateau enregistré dans un pays autre que le leur, les travailleurs des installations "offshore" qui sont sous la juridiction d'un pays autre que le leur, les travailleurs itinérants, les migrants employés pour un projet spécifique et les travailleurs autonomes.
Le Comité Directeur a pris connaissance des rapports de visites et des rapports de communications faites aux gouvernements par G. Rodriguez, rapporteur Spécial sur les Migrants. Il soutient son travail et encourage les Etats qui ne l'ont pas encore fait, à l'inviter ou à répondre à ces communications.
Cette Convention qui va entrer en vigueur le 1e juillet 2003 est un instrument qui vient en complément des normes internationales existantes dans ce domaine, notamment des Conventions de l'OIT 97 et 143 qui prévoient l'égalité de traitement en matière de conditions d'emploi, de salaires, de Sécurité Sociales et de droits syndicaux. L'adhésion à ce nouvel instrument représente pour certains pays une étape difficile à franchir mais il n'en demeure pas moins que tous les pays, par le fait d'avoir ratifié ces Conventions de l'OIT, ont montré leur bonne volonté de protéger et promouvoir les droits de travailleurs migrants.
Le phénomène de la migration est d'autant plus d'actualité qu'il va en s'accentuant et ce partout dans le monde. L'Europe qui est sur le point d'élargir ses frontières vers l'Est va devenir une Région à la fois, d'origine, de transition et d'accueil. une politique commune en matière de migration et de protection des travailleurs migrants va devenir incontournable. Le Comité Directeur pense que la prochaine discussion sur la question de la migration à la Conférence Internationale du Travail en 2004, les travaux spécifiques de l'OIM ainsi que les travaux de l'UNESCO sur la situation des droits des migrants et de la ratification de la Convention dans les différentes régions du monde ainsi que la mobilisation continue de la Société Civile, aideront les gouvernements à progresser dans leurs démarches vers une prise de leurs responsabilités et obligations pour que les travailleurs migrants quelque soit leur statut, ne soient plus ni exploités, ni victimes de recrutements illégaux ou clandestins ni de trafic mais pour qu'ils soient considérés comme acteurs à part entière du développement économique de leur pays d'accueil et d'origine.
C'est le vœu des Organisations Intergouvernementales et de la Société Civile impliquées activement dans le Comité Directeur et aussi certainement celui du Secrétaire Général des Nations Unies qui, en plaçant la migration parmi ces priorités de cette année, souhaite voir renforcer la coopération inter-agences sur cette question.
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